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EtPuisQuoiEncoreL'homme ne peut pas supporter une existence dénuée de sens
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et autres :
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Les petits sentiments et petites turbulences vous touchent en permanence, Christophe André les appelle « états d’âme »... Prenez un journée type de votre vie, il y a finalement peu de moments où vous vous trouvez sous l’emprise d’une grande émotion forte. Alors que les petits sentiments et les petites turbulences vous touchent en permanence. Vous vous levez, votre humeur peut dépendre d’un rayon de soleil, d’une bribe de musique... Christophe André est psychiatre à l’hôpital Sainte Anne à Paris. Nous l’avons interrogé sur son livre "Les états d’âme" (éd. Odile Jacob).
Pour chaque grande émotion, une famille d’états d’âme Nouvelles Clés : Le titre de votre nouveau livre laisse d’abord songeur. Les « états d’âme », qu’est-ce ? On croit connaître. On se dit que vous allez nous parler du spleen romantique, ou du blues adolescent. Et puis on s’aperçoit vite que votre idée est beaucoup large, quand vous nous racontez, en préambule, l’impression fugace, mais profonde, qu’a eue sur vous une petite scène du matin, avec cette enfant qui trébuche dans la rue, alors que son père l’accompagne à l’école. Rien de grave, mais pendant une seconde, vous avez perçu toute la frayeur de la petite, dans son regard. Et ce « rien du tout », ensuite, ne vous lâche pas de la journée et place celle-ci dans une atmosphère particulière... Christophe André : Le spleen et le blues font assurément partie des états d’âme, mais il n’y a pas qu’eux. J’appelle états d’âme tous nos contenus de conscience qui mêlent des émotions et des pensées « d’arrière-plan », des sensations, des impressions, des feelings discrets, légers, en demi-teinte, qui n’ont l’air de rien, et qui pourtant nous influencent profondément En réalité, ils fondent notre humanité et notre lien au monde. Le paradoxe, c’est qu’on ne leur accorde que très peu d’importance et je me suis aperçu qu’il n’existait sur nos eux quasiment pas de synthèses scientifiques. Et pas seulement parce que le mot « âme » est encore tabou. La psychologie contemporaine s’intéresse, à juste titre, aux émotions. C’est-à-dire aux grandes émotions, franches et entières. La colère. La tristesse. La joie... Quand une grande émotion nous habite, nous lui appartenons en entier, il n’y a momentanément place pour rien d’autre. Ça ne dure généralement pas. Les états d’âme, eux, sont en quelque sorte des sous-émotions qui durent des heures, des jours, des semaines ! Pour chaque grande émotion, il existe toute une famille d’états d’âme. Ce n’est pas la grande colère, mais le petit agacement, le vague énervement, la légère crispation, la moue de bouderie... Pas la grande peur, mais le petit sentiment d’intranquillité, de souci, d’agitation, d’inquiétude... Pas la tristesse abyssale, mais le soupçon de cafard, le petit coup de blues, le nuage de mélancolie. Et, de l’autre côté, ce n’est pas non plus le franc enthousiasme ni la joie éclatante, mais l’imperceptible euphorie, le sourire intérieur, la douce légèreté... Vues du dehors, ces sous-émotions peuvent sembler de peu de poids, voire dérisoires - et nous pourrions nous sentir gênés d’avoir à les exprimer. Vécues du dedans, elles sont incroyablement importantes. En réalité, l’essentiel de notre vie intime est fait d’un tissage d’états d’âme. Prenez une journée type de votre vie, il y a finalement peu de moments où vous vous trouvez sous l’emprise d’une grande émotion forte. Alors que les petits sentiments et les petites turbulences vous touchent en permanence. Vous vous levez, votre humeur peut dépendre d’un rayon de soleil, d’un bribe de musique, d’une remarque minime de votre conjoint. Vous marchez dans la rue, vous voyez un mendiant, ses yeux, ses mains, ou un graffiti sur un mur, ou telle saynète de rien du tout, à peine entraperçue, tel échange de mots ou de regards, pendant une fraction de seconde, entre des inconnus que vous ne reverrez jamais... Vous continuez à marcher, l’air de rien, mais en vous, quelque chose est venu subrepticement se planter, qui va vous accompagner longtemps. Qui va peut-être donner sa couleur au reste de toute votre journée. Ces « rien du tout » qui colorent nos journées N. C. : N’est-ce pas ce qu’en anglais, on appelle le « mood » ? C. A. : Oui, mais ça va plus loin. Le mood, c’est l’émotion sans mot, qui fait que vous êtes de bonne ou de mauvaise humeur. L’état d’âme y ajoute un contenu verbal, une combinaison de sensations physiques, de micro-pensées, de souvenirs, de rêveries. Le champion du monde toutes catégories des états d’âme, c’est évidemment Marcel Proust. Or, que vit-il ? Il ne se trouve pas simplement dans un certain « mood ». En marchant sur les pavés inégaux d’une ruelle de Combray, une légère impression physique de décalage entre ses deux pieds lui fait revenir en mémoire les rues de Venise, et tout un univers en demi-teinte va alors doucement émerger en lui. Un univers qu’un homme comme Proust cultive avec délectation, mais nous y sommes tous sujets. Les états d’âme ne se contrôlent pas facilement : ils s’imposent à nous avec une douce insistance. Leurs sources sont multiples, à la fois physiques, biographiques, relationnelles, mentales... Certains états d’âme nous rivent au sol, d’autres nous connectent à des dimensions que l’on pourrait dire spirituelles. Leur enracinement dans le corps compte beaucoup. Des études ont montré que, si vous interrogez différentes personnes sur ce qui les préoccupe dans la vie, vous n’obtenez pas les mêmes phrases, selon qu’elle vous répondent avant ou après une marche de vingt minutes dans la nature. Après, la plupart des gens voient les choses de façon nettement plus positive. Mais l’influence « spirituelle » n’est pas moindre : un visage, une phrase, la vue d’un coin de ciel, un chant d’oiseau, le vol d’une feuille morte prise dans un tourbillon, peuvent vous faire changer d’état d’âme. Avec ce bref instant d’incertitude : allez-vous enregistrer la chose en vous, ou pas ? Ne seriez-vous pas en train de partir dans un léger délire, hors réalité, et ne faut-il pas oublier tout ça très vite (ce que nous faisons sans arrêt) ? Ou ne serait-ce pas, au contraire, la « vraie vie » qui vous fait signe, par cette petite lucarne, alors que le reste de votre journée se déroule dans l’insignifiance ? Les états d’âme sont donc une espèce de carrefour, une chambre d’écho, à l’interface entre le dehors et le dedans, entre le corps et l’esprit, entre hier et demain, entre nos pulsions et notre culture, entre nous et les autres. Nos états d’âme sont peut-être tout simplement notre conscience. Une fois installé, l’état d’âme de nous lâche plus N. C. : Sans être manichéen, votre livre classe les états d’âme en deux grandes catégories : ceux qui nous font souffrir et ceux qui nous font du bien. C. A. : Absolument. Au départ, en dehors de mon amour pour Rilke, Proust, Pessoa ou Cioran (les maîtres de la question sur le plan littéraire), c’est tout de même mon métier de thérapeute qui m’a poussé vers ce sujet. À l’hôpital Ste Anne, je m’occupe beaucoup des personnes souffrant de « troubles émotionnels », notamment les grands dépressifs et les anxieux, que leur maladie n’empêche pas de vivre, comme le ferait la schizophrénie, mais qui sont malgré tout quotidiennement très handicapées. Au fil des années, je me suis orienté vers la « prévention des rechutes ». Après un épisode dépressif ou anxieux sévère, on réussit à ramener la personne dans un état, sinon parfait, du moins assez confortable pour qu’elle puisse reprendre le cours de son existence. Mais elle demeure fragile, vulnérable, souffrant d’une sorte d’inaptitude au bonheur et de manque d’estime de soi - des thèmes que j’ai abordés dans mes livres précédents. Comment faire pour l’aider à se maintenir à flot ? C’est alors que je me suis aperçu qu’il existait beaucoup de données montrant que la plupart de ces personnes régulaient mal ce que j’appelle leurs états d’âme. Selon les heures, les jours, les saisons, elles sont sujettes à des ruminations, à des coups de cafards, à des bouffées de nostalgie... Ce n’est pas de la franche dépression, ni de l’anxiété massive, ça reste léger. On est agacé, énervé, dégoûté, désabusé, on se laisse envahir par le ressentiment. Et ça s’installe, ça dure, pendant des semaines... préparant en fait le terrain à une rechute grave. D’où l’intérêt de trouver comment éviter ça, en apprenant à gérer nos états d’âme. Et c’est ainsi que la méditation a fait son entrée dans un hôpital comme Ste Anne... Mais avant d’en venir aux actions à entreprendre, et particulièrement à la méditation, je voudrais insister sur cette caractéristique de l’état d’âme, qui est de s’installer et de durer. Si un automobiliste vous fait une queue-de-poisson sur la route, une brusque bouffée de colère peut vous envahir, prenant toute la place pendant un moment, mais certainement pas pendant toute la journée. Alors que l’état d’âme persiste. Quelqu’un nous a dit une petite phrase qui nous a blessé ; il aura beau s’être excusé, la petite phrase reste. Elle peut nous tourmenter longtemps, tournant en ritournelle : « Et si c’était vrai ? Et si j’étais vraiment comme ça ? Et si c’était un signe qu’en fait, il (ou elle) ne m’aime pas ? » Un rien peut mobiliser en nous de longues ruminations. Le problème, c’est que ces ruminations sont souvent très subtiles - puisqu’elles se nourrissent de réflexions, de sensations ou de souvenirs réels - beaucoup plus que les grandes émotions, qui ont un côté brut de fonderie. Les grandes émotions nous uniformisent : en proie à une immense frayeur, nous faisons tous la même tête, alors qu’un simple embarras nous laisse toute une gamme de physionomies possibles. Ce raffinement fait aussi que beaucoup d’états d’âme négatifs nous sont chers. Nous pouvons véritablement les chérir. Victor Hugo n’est pas le seul à parler du « bonheur d’être triste »... Cette ambivalence peut être une richesse, quand nos états d’âme mêlent en nous des sentiments contradictoires, comme dans un « sucré-salé » émotionnel et mental. Mais elle peut être aussi purement névrotique : par exemple quand nous ne connaissons rien d’autre que le ressentiment, ou le mépris, parce que nous avons grandi dans une famille qui en était imbibée, et que, du coup, c’est dans cette atmosphère que nous nous sentons sécurisé, « chez nous » - alors que la sollicitude et la gratitude, elles, nous paraissent suspectes et nous mettent mal à l’aise. Il y a un faux confort de la négativité, qu’il convient de débusquer. Les humains sont plutôt contents de vivre N. C. : Passons donc à l’action. Supposons que de tels états d’âme névrotiques soient mon atmosphère intérieure habituelle, que puis-je faire ? C. A. : D’abord commencer par les repérer en vous. Reconnaître vos états intérieurs, les comprendre, accepter leurs fluctuations... jusqu’à une certaine limite. Et ne pas vous laisser piéger, notamment par les mots. Car nos états d’âme moyens sont plutôt positifs, alors que, curieusement, le vocabulaire que nous employons pour les décrire, est majoritairement négatif. Ce paradoxe se retrouve dans la plupart des langues, où les études sémantiques ont montré que les adjectifs destinés à la description des états intérieurs étaient aux deux tiers, voire aux trois quarts négatifs : ils décrivent des ennuis, des tracas, des insatisfactions, des vexations, etc. Comme si d’instinct, les cultures humaines avaient cherché à s’en prémunir... Alors que, quand on suit une population de près, comme peuvent le faire certaines études universitaires américaines, on s’aperçoit qu’à l’exception des 10 à 20% de personnes souffrant de véritables troubles psychologiques, l’immense majorité d’entre nous passe la plus grande partie de ses journées dans des états positifs. N. C. : Comment parvient-on à mesurer cela ? C. A. : Ce sont des études lourdes. On équipe des centaines de personnes de petits beepers, qu’elles portent dans leur poche ou leur sac, et qui font « bip-bip » de façon aléatoire plusieurs fois dans la journée. Quand ça sonne, vous devez cliquer sur une échelle de « smiley », qui va de « très euphorique » à « totalement cafardeux ». Et le résultat, confirmé par les sondages sur le bonheur, est sans appel : les humains sont, en moyenne, plutôt contents de vivre. Cela paraît d’ailleurs logique : sinon, je pense que l’humanité se serait suicidée depuis longtemps ! Vous me direz que c’est peut-être ce qu’elle a finalement décidé de faire aujourd’hui, de manière indirecte, en sabotant la planète... Mais... je ne crois pas. Je suis globalement optimiste. Même s’il faut évidemment, comme d’habitude, moduler ce genre de généralisation suivant différents critères, par exemple en fonction de la culture. Vous avez des nations qui cultivent volontiers la plainte et son esthétique en demi-teintes. Prenez le saudade portugais. Ou le blues afro-américain ! Comment ne pas reconnaître la beauté de ces plaintes-là ? Du coup, je dois avouer qu’à un moment donné de ma recherche, je me suis retrouvé complètement perdu. Les états d’âme constituent un monde infiniment complexe, qui semble partir dans tous les sens ! Le credo trompeur des anxieux N. C. : Les états d’âme sont aussi anciens que l’être humain ? C. A. : Prenez un peu de recul, vous vous rendrez vite compte qu’il s’agit de dimensions qui n’ont émergé que très récemment dans l’histoire. De même qu’il y a eu des hommes préhistoriques, avant les civilisations, de même ont existé, et existent encore, des hommes prépsychologiques, pour qui tout ce nous disons ici ne correspond à rien. Du moins à rien de conscient. Il ne faut pas remonter loin. Je parle tout bonnement de mon père et de beaucoup de nos contemporains d’avant les années 60-70, dont l’existence était exclusivement tournée vers la survie matérielle. Pour ceux-là, hommes et femmes, se préoccuper de ses états d’âme aurait été considéré comme une marque à la fois de faiblesse et d’égoïsme. Cette résistance à toute forme de ressenti intérieur pouvait sans doute, à certains moments, leur donner plus de force - dans la logique du « marche ou crève ». Mais avec beaucoup d’illusions. Ce sont par exemple des gens qui mouraient souvent tout de suite après avoir pris leur retraite - quand ils en avaient une -, soudain assaillis par des états intérieurs dépressifs qu’ils ne comprenaient absolument pas. L’homme prépsychologique vit dans une logique sacrificielle muette. D’une façon un peu analogue, la personne anxieuse développe tout un « credo d’intranquillité », dont elle s’imagine qu’il la prémunit contre les multiples menaces dont l’avenir lui semble chargé. Pour l’anxieux, ne pas s’inquiéter serait une faute grave. Il faut se préoccuper d’une multitude de dangers en permanence, ne jamais « bêtement » se réjouir, ne jamais baisser la garde, etc. Or, les anxieux et les pessimistes aux états d’âme sombres font-ils mieux face aux problèmes, quand ceux-ci leur tombent dessus pour de bon ? Pas du tout, au contraire ! Partant de l’idée que « si je ne meurs pas du cancer, un autobus m’écrasera sûrement », le négativiste et l’à-quoi-bonniste sont, malgré leur inquiétude, incapables de mettre en place une pratique de santé préventive (alimentation saine, exercices physiques, etc.). Et en cas de crise, ils tombent les premiers. En un mot comme en mille, nous ne réalisons pas encore à quel point l’irruption de la psychologie, à partir des années 60-70, a enrichi l’existence de millions de gens, individuellement et collectivement. Car connaître et pacifier vos états intérieurs ne conduit pas seulement à un soulagement de vos souffrances et à un épanouissement de votre bonheur : c’est bon pour le monde entier. Plus je souffre, plus je me rétracte sur moi-même. On est bien plus capable de s’intéresser à ce qu’il y a autour de soi si l’on ne souffre pas trop. Mieux : cultiver ses états d’âme positifs est un phénomène contagieux. Au sens propre : une étude américaine l’a magistralement démontré. N. C. : Permettez-moi de revenir sur cette notion d’homme « prépsychologique ». Comment pourrions-nous réellement savoir ce qui se passait dans l’esprit de nos ancêtres ? Un humain des Lumières, ou de la Chine antique, ou même un chaman paléolithique ne pouvait-il pas connaître ses états d’âme ? C. A. : Si, bien sûr. L’introspection est aussi vieille que l’humanité : devenir humain, c’est accéder à la conscience de soi, cette « conscience réflexive » qui nous permet de nous prendre nous-mêmes comme objet de réflexion. On retrouve cela par exemple dans le très vieux mythe mésopotamien de Gilgamesh, avec le personnage d’Enkidu, qui cesse d’être un animal et devient un homme par la prise de conscience de ses émois intimes. Mais ce que j’appelle les « hommes prépsychologiques », ce sont tous les humains qui n’avaient ni le loisir ni le goût de descendre en eux-mêmes. Cependant, pPas besoin de remonter à la préhistoire !. Nous sommes toujours entourés de personnes qui feront tout pour ne surtout pas regarder en elles-mêmes : parler, s’agiter, regarder la télé, rigoler entre copains, bricoler, faire du sport, faire, faire, faire, mais ne surtout pas s’introspecter. N. C. : Venons-en donc à la pratique : une fois convaincu qu’il me faut me préoccuper de mes états d’âme, comment réguler en moi ces univers intérieurs fluctuants ? Toute la fin de votre livre y est consacrée. Le mot méditation résume-t-il bien l’ensemble ? C. A. : Voilà plusieurs années déjà que nous pratiquons avec nos patients de l’hôpital Ste Anne des exercices de médiation de « pleine conscience ». Il n’y a là aucune dimension religieuse ou philosophique, nous leur apprenons simplement à amener leur conscience ici et maintenant. Comment ? En passant « derrière la cascade », comme dit une belle image de la tradition zen. C’est à dire en les habituant peu à peu à regarder déferler en eux le flot de leurs pensées, de leurs émotions, de leurs états d’âme de toutes sortes, avec ces quelques centimètres de recul qui vont faire qu’ils ne vont pas les prendre sur la tête, tel le randonneur qu’il s’est glissé entre la roche et la chute d’eau. C’est à la fois très simple et, évidemment, très compliqué au début. Nous nous identifions totalement à nos états d’âme, comment nous différencier d’eux ? Les techniques de base sont fondées principalement sur la respiration et sur l’attention accordée à chaque détail. Accomplir chaque geste, ressentir chaque état d’âme de la façon la plus consciente possible. Être présent. Les anxieux, les inquiets, mais aussi les excités, les survoltés, ne sont pas présents. Ils sont enlisés dans le passé ou furètent dans l’avenir. Il y a de véritables maladies de l’anticipation, qui interdisent le bonheur... Alors on ferme les yeux, on essaye de se concentrer sur sa respiration, on écoute les bruits qui nous entourent, sans s’y accrocher, et on regarde passer ses pensées et ses ressentis. Ce n’est pas la même chose, d’être triste et de se regarder en train d’avoir des pensées tristes. Il y a un petit décalage qui fait toute la différence, en nous permettant de percevoir jusqu’où notre tristesse est légitime, jusqu’où il est bon de la suivre, et à partir d’où il faut la lâcher. En psychothérapie, ces exercices ont de multiples vertus. Ce sont d’excellents outils contre la rumination. Ils vous reconnectent à la réalité de la vie. Quand vous pratiquez la méditation régulièrement, vous devenez capable, marchant dans la rue, de brusquement vous arrêter et de vous nourrir de la beauté d’un lieu. De croiser un regard. D’entendre une musique. De redresser votre corps. Vous étiez là, en train de ruminer, ou d’anticiper, perdu dans un ailleurs, sans voir ni sentir le monde autour de vous. Et tout d’un coup, vous vous réveillez. N. C. : Votre livre sur les états d’âme est dédié à Matthieu Ricard... C. A. : C’est un homme qui incarne énormément de choses. Je lui dois beaucoup. Il m’a notamment initié à la lecture de certains textes bouddhistes. Quant à l’apprentissage de la méditation psychothérapeutique, je le dois à Zindel Segal, un enseignant en psychiatrie de l’université de Toronto qui, avec son confrère Jon Kabat Zinn, fait partie des pionniers qui ont introduit la méditation dans les cercles scientifiques nord-américains, dans les années 90. En Europe, les psychologues Lucio Bizzini et Pierre Philippot ont aussi joué un rôle important. Dix ans plus tard, quand nous avons commencé à parler de ces histoires de méditation dans les institutions psychiatriques françaises, on nous a regardés avec un très mauvais œil. Nous étions soit des fous, soit une secte ! Et puis les études et les preuves sont arrivées. À Ste Anne, la méditation de pleine conscience fait désormais partie des outils que nous utilisons couramment, en prévention des rechutes anxieuses ou dépressives. Je médite moi-même régulièrement. Quand je me lève, j’essaie d’y consacrer dix à vingt minutes. Ensuite, il est recommandé de vivre en pleine conscience tout au long de la journée, et pour cela, à certains moments, de ne faire qu’une chose à la fois. Quand on mange, ne pas parler, ne pas écouter la radio, ne pas lire, juste bien sentir le goût de ce qu’on mange, de ce qu’on boit. Quand on est en train de marcher, ne pas téléphoner en même temps, juste se centrer sur l’action en cours : que fait mon corps quand il marche ? Comment respirent mes poumons ? Comment je tiens ma tête ? Quels sont les bruits autour de moi ? Le soir, quand vous vous mettez au lit, ne pas prendre la pile des revues ou votre passionnant bouquin : juste ne rien faire. Se sentir vivant. Sentir son corps qui respire avant la nuit, sentir si son état musculaire est fatigué ou non. Au début, quand j’ai commencé à pratiquer ces exercices, le soir, ma femme s’est demandé si j’étais tombé malade, ou si je lui faisais la gueule, à rester comme ça, immobile, à regarder le plafond au lieu de me plonger dans mes journaux ! À nos patients, nous apprenons que cet état de « présence » les ouvre aux autres et à la compassion. C’est une condition sine qua non de tout vrai dialogue. Penser que ces leçons de sagesse multimillénaires, venues d’Orient comme d’Occident, puissent nous servir efficacement dans nos vies moderne, et jusque dans nos hôpitaux psychiatriques, est quelque chose de très réjouissant. N. C. : Mais comment se comporte le « grand sage » vis-à-vis de ses propres états d’âme ? D’ailleurs en a-t-il encore, ou les a-t-il balayés ? C. A. : Mais pas du tout ! Le sage, ou l’être éveillé est extrêmement sensible, mais conscient de l’être. Je pense qu’il connaît une infinité d’états d’âme, qu’il les accueille en toute conscience, mais ne les laisse pas forcément prendre les commandes de ses jugements et de ses choix. Il sait garder ses distances vis-à-vis d’eux, mais aussi les utiliser pour agrandir sa compassion. Quand on travaille la méditation en pleine conscience, on apprend que, si l’on est capable d’éprouver de la tristesse pour le sort des autres, cela élargit notre ouverture au monde. Il y a donc un juste milieu à trouver entre se laisser totalement emporter par sa subjectivité et la nier. Notre subjectivité est, par définition, très relative, mais la sagesse se retrouve à tous les niveaux de la société. Les chercheurs du nouveau courant de la « psychologie positive » américaine font à ce sujet des recherches très intéressantes. Par exemple, ils demandent à un panel d’hommes et de femmes de réagir à une phrase comme : « C’est une jeune fille de 16 ans qui veut se marier. Qu’en pensez-vous ?. » Vous n’avez pas idée de la variété des réponses ! Beaucoup réagissent négativement : « 16 ans, quelle horreur ! je pense que cette pauvre gamine a dû être maltraitée », ou bien : « Cela doit se passer dans une culture terriblement sous-développée. » Mais vous avez aussi des réponses comme : « Elle doit avoir de bonnes raisons », ou « Ses parents sont peut-être morts et elle a trouvé quelqu’un pour la sécuriser », ou même « Elle va peut-être mourir et veut se marier avant, pour avoir au moins connu ça » - qui sont autant de réponses que l’on pourrait qualifier de sages. Je pense que nous vivons un temps où il y a moins de « grands sages » légendaires, mais beaucoup plus de petits comportements de sagesse. Beaucoup d’éclairs de lucidité - chez les seniors, mais plus souvent encore chez les enfants et les jeunes. De toute façon, la sagesse n’est pas planifiable. Beaucoup de leçons de sagesse m’ont été données par mes patients. N. C. : Récuseriez-vous le terme de spiritualité ? C. A. : Il me va tout-à-fait. Je peux l’entendre à deux niveaux. Personnellement ou en tant que médecin. Comme psychiatre et psychothérapeute, il est possible aujourd’hui de parler de spiritualité, très prudemment, à un niveau purement scientifique. Nous savons que nos patients qui cherchent à pousser leur vie au-delà du matérialisme, se portent globalement mieux que ceux pour qui celui-ci représente un horizon infranchissable. J’y consacre tout un chapitre de mon dernier livre : les sociétés purement matérialistes comme la nôtre ont un côté psycho-toxique qui fait des ravages. De ce point de vue, le contrepoids d’une quête « spirituelle » représente un grand soulagement. Évidemment, il faut désamorcer toute référence à des églises, des dogmes ou des sectes... N. C. : ... pour parler de « spiritualité laïque » ? C. A. : Certainement oui... En fait, il n’est pas facile de définir ce qu’on entend au juste par « spiritualité ». Disons que, aussi bien à titre personnel que professionnel, c’est une notion qui sous-entend un lâcher prise, une humilité, l’acceptation d’un certain mystère quant à notre vraie nature et à celle de l’univers autour de nous. J’ai du mal à en dire davantage sur la définition théorique. Par contre, j’observe, dans ma vie quotidienne et dans ma pratique clinique, des exemples concrets de comportements qui me semblent bien « spirituels ». La recherche d’une communication non violente. Le besoin de comprendre ce que ressent l’autre. Et aussi une aptitude à être présent et à laisser ses états d’âme cheminer en soi. Si je croise un enterrement, vais-je prendre un instant pour me dire : « Quelqu’un vient de partir. Un jour ce sera mon tour. Si cela m’arrivait aujourd’hui, aurais-je achevé mes tâches ? » Est-ce que je sais me laisser envahir par une interrogation sur le mystère des choses essentielles ? Suis-je capable de contempler, de prendre le temps de m’arrêter devant un brin d’herbe, un arbre, un oiseau qui sautille... Pas simplement parce que c’est un beau spectacle, mais aussi en pensant que d’autres humains ont contemplé la même chose il y a dix mille ans, et en espérant que d’autres pourront encore le faire dans dix mille ans. Et moi, que sera devenue ma poussière d’ici là ? Accepter de regarder ce qui me dépasse infiniment, sans en avoir peur, mais sans chercher non plus à le maîtriser, cela s’apprend. Bien sûr, on peut aussi passionnément chercher à en savoir plus et croire dans la science, cela n’est absolument pas contradictoire. Certes, l’idée de la mort est a prori très déstabilisante, mais surtout pour celui qui n’y pense jamais, pour celui qui n’a justement aucune spiritualité ! Se sentir profondément calme face à ce qu’on ne comprendra jamais contribue à notre bien-être au sens le plus large. N. C. : Je voudrais terminer sur deux citations que vous faites dans votre livre. La première est de Jean Anouilh : « On dit toujours : entrez en vous-même, entrez en vous-même ! J’ai essayé. Il n’y a personne. Je suis ressorti vite fait ! » La seconde est de Maître Eckhart : « Dieu nous rend souvent visite, mais la plupart du temps, nous ne sommes pas chez nous. » En somme, vous nous conseillez de faire le cheminement de l’une à l’autre... C. A. : Anouilh décrit effectivement une réalité très générale : la difficulté à nous poser et à réfléchir sur nous. Eckhart nous transmet une leçon essentielle, que nous tentons de transmettre à notre tour à nos patients quand nous leur apprenons à méditer. Bien sûr, ça nous concerne tous. Dieu qui vient nous visiter ? Mais c’est cet ami qui nous parle et que nous n’écoutons pas, parce que nous pensons à autre chose. Ou c’est notre enfant, à qui nous racontons une histoire, le soir, mais sans être vraiment présent, parce que nous avons des soucis. La pleine conscience, c’est la capacité de se dire : « Je suis en train de raconter une histoire à mon enfant. C’est un moment infiniment précieux. Ou bien : « Mon ami se confie à moi. Je l’écoute et tente de l’aider au mieux. C’est génial, d’être vivants, l’un en face de l’autre. » À lire : Les état d’âme - Christophe André - éd. Odile jacob
Patrice van Eersel
6/4/2009 Les 12 facteurs qui influencent votre santéNotre santé dépend d’une foule de facteurs dont les effets s’additionnent les uns aux autres. Stress, revenu, éducation, relations sociales, environnement, travail, bagage génétique… tout ceci – et bien d’autres choses – influence notre état de santé. On appelle ces facteurs « déterminants de la santé ». S’ils sont favorables, nos chances d’être en bonne santé seront élevées. S’ils sont défavorables, ils seront « les causes des causes de la maladie ». Le dossier complet c'est ici = >> http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=determinants_sante_index_do Et si vous avez du temps faites un tour là =>> http://www.passeportsante.net/fr/audiovideobalado/Balado.aspx 5/30/2009 Le vieil homme et la villeSource : http://www.acsm-ca.qc.ca/virage/volume-9.html Il y a de cela quelques années pendant mes vacances en automne, je me suis assis sur un banc à l'entrée d'une ville que je venais de visiter. À quelques mètres était assis un vieil homme, seul. Un jeune homme s'approcha de lui et demanda: «Je ne suis pas d'ici, je viens de loin, dites-moi, comment sont les gens qui vivent dans cette ville?» Au lieu de lui répondre, le vieillard lui renvoie la question : «Et dans la ville d'où tu viens, comment les gens étaient-ils donc?» Le jeune homme aussitôt, plein de hargne: «Égoïstes et méchants, au point qu'il m'était impossible de les supporter plus longtemps. C'est pourquoi j'ai préféré partir.» Le vieillard: «Mon pauvre ami, je te conseille de passer ton chemin, les gens d'ici sont tout aussi méchants et tout aussi égoïstes.» Un peu plus tard, un autre jeune homme s'approche du même vieillard: «Bonjour. Je débarque en ces lieux, pouvez-vous me dire comment sont les gens qui vivent dans cette ville?» Et le vieil homme de le questionner à son tour: «Dis-moi d'abord, là d'où tu viens, comment les gens étaient-ils?» Le jeune homme, dans un grand élan: «Honnêtes, bons et accueillants. Je n'avais que des amis, oh que j'ai eu de peine à les quitter.» Le vieillard: «Eh bien, ici également, tu ne trouveras que des gens honnêtes, accueillants et pleins de bonté.» J'avais tout entendu, et je ne puis m'empêcher de le questionner: «Comment est-ce possible de donner, à la même question, deux réponses aussi diamétralement opposées? Vous moquiez-vous de ces garçons?» «Mon fils, déclara le vieil homme, chacun porte en son coeur son propre univers et le retrouvera en tous lieux. Ouvre ton cœur, et ton regard sur les autres et sur le monde sera changé.» Et il me racontas alors l'histoire d'un menuisier qu'il avait connu. Un menuisier arriva à l'âge de la retraite, et il informe alors son employeur de son intention de quitter le monde de la construction afin de passer le reste de sa vie paisiblement avec son épouse. Son employeur fut très déçu de devoir laisser partir un si bon compagnon, et il lui demanda comme faveur personnelle de construire juste une toute dernière maison. Le menuisier accepta, mais cette fois il était facile de voir que son coeur n'était pas à l'ouvrage. Il accomplit un travail médiocre et utilisa des matériaux de qualité inférieure. Quand le menuisier eut terminé la maison, son employeur arriva et en fit l'inspection puis il présenta la clé de cette maison au menuisier en disant: «Cette maison est la tienne, c'est mon cadeau pour toi». Le menuisier était si triste, quelle honte. Si seulement il avait su qu'il construisait sa propre maison, il aurait tout fait si différemment. Il en est de même pour nous, dans notre vie. Nous la construisons malheureusement trop souvent avec insouciance. Un moment donné, avec étonnement, nous réalisons que nous devons vivre dans la maison que l'on s'est construite. S'il nous était possible de recommencer, nous aurions fait différemment nous aussi mais nous ne pouvons faire de retour en arrière. Nous sommes les artisans de cette maison qu'est notre vie. Chaque jour nous enfonçons un clou, plaçons une planche, érigeons un mur. La vie est un projet de tous les instants. C'est par notre attitude et nos choix d'aujourd'hui que nous construisons la maison que nous allons habiter demain et pour le reste de notre vie. Alors pourquoi ne pas la construire avec sagesse? Source : http://www.acsm-ca.qc.ca/virage/volume-9.html
Les richesses peu connues de la dépressionLes richesses peu connues de la dépression En général, les personnes saines cherchent à vivre divers états agréables tels que la joie, l'enthousiasme, le dynamisme créateur... et à éviter les états désagréables tels que la tristesse, l'ennui, la stagnation, etc. Dans cet article, je m'appliquerai à vous démontrer comment il peut être sain également de connaître et parfois même de rechercher ou d'aller au devant de certains états désagréables de prime abord. Je parlerai tout spécialement de l'état dépressif, de la dépression comme on l'appelle couramment. Je vais mentionner trois types de dépression et divers types de richesses que nous pouvons découvrir à travers ces expériences. J'espère que ceux et celles parmi vous qui vivez certains états dépressifs pourrez retirer de cette lecture une nourriture nouvelle pour votre épanouissement personnel. En tout premier lieu, je vais parler de la dépression liée à la conscientisation. Lorsque notre conscience se développe, nous découvrons une multitude d'éléments à l'intérieur de nous et à l'extérieur de nous (dans la société) que nous n'avions pas remarqué auparavant. Cette découverte comporte des éléments plaisants, évidemment, mais elle comporte aussi un certain nombre d'éléments déplaisants. Par exemple, découvrir en soi de l'orgueil, de la dépendance, de la peur... et découvrir autour de soi des mensonges, des manipulations, des fraudes, etc... Ceux et celles qui n'ont pas conscience de ces éléments ne peuvent pas s'en attrister, mais ceux et celles qui en ont conscience peuvent devenir tristes, découragés, dépressifs... Ainsi, la dépression, dans cette situation, est porteuse de la richesse suivante: nous éveiller davantage face à la réalité de qui nous sommes et de qui ou de quoi est vraiment constituée la société afin de pouvoir apprendre à transformer en soi et à l'extérieur de soi les éléments plus désagréables ou plus malsains. Et le jour où ces éléments sont transformés, nous avons le bonheur de goûter à une joie toute nouvelle qui est à la fois plus profonde et plus vaste. Par conséquent, les êtres qui ne se conscientisent pas volontairement, qui n'élargissent pas volontairement leur découverte d'eux-mêmes et de la société, ne vivent pas ce type de dépression et sont habituellement dans une joie plus naïve et plus inconsciente. Mais un jour, leur conscience s'éveille brusquement, à cause d'une maladie ou d'une catastrophe qui survient quelque part par exemple, et ils commencent à connaître ce type de dépression. Les individus qui se conscientisent volontairement, sans attendre que la vie les invite à le faire par la force, connaissent ce type de dépression plus tôt dans leur vie, mais connaissent également plus tôt les richesses d'avoir dépassé ces situations dans leur vie. Autrement dit (et en lien avec les exemples donnés plus haut), au niveau individuel: avoir pris le temps d'éliminer son orgueil, ses principales dépendances, ses peurs les plus hypothéquantes, etc... Et au niveau social: avoir appris à composer avec les éléments malsains découverts, par exemple en s'impliquant dans une ou plusieurs causes sociales, en créant de nouvelles structures qui nous plaisent davantage, ou encore, en sachant dorénavant qui sont les individus ou les groupes à qui nous pouvons faire confiance et qui sont ceux à qui il est sage de ne pas faire confiance. Je vais maintenant mentionner un deuxième type de dépression et les richesses qu'elle contient. Ce type de dépression est celui qui est relié à la perte: perte d'un conjoint, perte d'un enfant, perte d'un travail, perte d'un bien précieux, perte de sa santé... Lorsqu'un être vit une ou plusieurs pertes simultanément, il est naturel qu'un état dépressif survienne puisque son univers de vie se trouve grandement transformé, bousculé, et que les repères habituels, les satisfactions habituelles qui sont tout à coup disparues, laissent un grand vide porteur de tristesse. La richesse qui se cache au fond de ce type de dépression est multiple. D'abord, il y a la force intérieure et l'autonomie de la personne qui seront mises à l'épreuve. Lorsque la perte aura été surmontée, une force et une autonomie beaucoup plus grande auront été acquises. Ensuite, afin de surmonter la perte, le potentiel de créativité sera mobilisé. Par cela, la personne qui vient de perdre quelque chose de précieux, se retrouvera à emprunter de nouvelles avenues, à parler à de nouvelles personnes, à essayer de nouvelles activités, et dans ce processus, elle se découvrira de nouvelles capacités créatrices. Ainsi, sa dépression lui aura permis de découvrir en elle de nouveaux talents, de nouveaux goûts, de nouvelles amitiés... Aussi, suite à sa perte, la personne disposera d'un nouveau point de vue, d'un nouveau point de comparaison, qui fera en sorte qu'à l'avenir, elle appréciera davantage ce qu'elle aura, sachant par expérience qu'elle peut le perdre, et si elle vit de nouvelles pertes, elles seront possiblement vécues avec moins de difficultés parce que son système nerveux se sera renforci par le passé, ce qui fera en sorte de faire paraître les nouvelles difficultés comme étant plus petites. En réalité, ce n'est pas nécessairement le cas, car la souffrance devant la perte est subjective, relative. Ceux et celles qui ont connu dans leur passé de grandes pertes savent qu'il y a très peu de possibilités qu'ils puissent de nouveau être ébranlés comme ils l'ont été autrefois. Et cela, que nous pourrions appeler en quelque sorte une assurance interne nouvelle ou une sécurité interne nouvelle, c'est une grande richesse. Voyons maintenant un troisième et dernier type de dépression ainsi que les avantages peu connus qu'elle contient. Ce type de dépression est celui que nous pouvons connaître lorsque nous changeons volontairement certaines habitudes malsaines de consommation que nous avons. Par exemple: arrêter les drogues, réduire ses verres d'alcool, arrêter de fumer, cesser de se masturber fréquemment (et cesser de se dévitaliser tous les jours, cesser d'avoir des pertes de vitalité éthérique régulièrement), devenir plus sélectif au niveau d'un ou d'une partenaire de vie et assumer sa solitude le temps qu'elle dure, modifier ses choix alimentaires (moins de sucre, de fast-food, de viande...), faire plus d'exercices chaque semaine... Dans ces diverses situations, nous avons aussi une forme de deuil ou de perte à vivre. En termes de psychologie multidimensionnelle (P.M.D.), nous parlons d'une «mort psychologique». Non pas d'une mort physique mais d'une mort psychologique. Les alchimistes du Moyen Âge appelaient cela «l'œuvre au noir». Il s'agit de s'appliquer consciemment à transformer un aspect de son être, un aspect de son ombre, de son ego, et cela nous fait ressentir une sensation de mort interne. La partie de nous que nous sommes en train de changer est en fait une cristallisation d'énergie plus ou moins forte en lien avec le nombre de fois que nous avons répété le comportement que nous voulons changer (en P.M.D. cette partie s'appelle un agrégat psychologique). Plus la cristallisation d'énergie est forte, si elle provient de l'adolescence ou de l'enfance par exemple (ou encore, d'une incarnation passée), plus elle résistera fortement au changement que nous lui proposons. En fait, ces parties de nous qui se transforment sont un peu comme des sous-personnalités en nous qui peuvent se rebeller comme des adolescents, ou comme des animaux, qui ne veulent pas changer leur comportement, leurs habitudes de vie ou de consommation. Par la volonté, par la compréhension, par l'amour et l'intelligence, nous pouvons maintenir nos nouvelles résolutions et persévérer malgré les difficultés que nous font rencontrer ces parties plus inconscientes, plus mécaniques, plus malsaines de notre être, qui elles, ne veulent pas changer. Elles veulent continuer de se nourrir comme avant et elles n'aiment pas le nouveau régime de vie que nous leur imposons. Il s'agit donc d'une véritable bataille interne. Plus notre essence interne est forte (notre conscience, notre lumière intérieure, notre contact avec notre Esprit divin), plus nous arriverons rapidement à faire cesser cette bataille en nous. Toutefois, nous pouvons être assuré que nous connaîtrons divers états de tiraillement interne, de vide, de manque, de deuil, et donc de dépression. Ceux et celles qui comprennent ce genre de processus savent qu'il convient donc de se faire ami avec la dépression pendant x minutes, x heures, x jours, x mois ou x années parfois, lorsque nous décidons consciemment de transformer notre mode de vie afin de l'assainir, le purifier, l'embellir... et avoir par la suite le bonheur de pouvoir rester plus vitalisé, plus jeune et plus en santé. Donc, en résumé, que ce soit la dépression liée à la conscientisation (l'élargissement de la conscience), à la perte, au changement volontaire de nos habitudes de vies, nous pouvons constater qu'il y a toujours dans ces situations de précieuses richesses à découvrir. Mais comme tous les trésors, ces richesses ont leur prix. Parfois nous sommes poussés par la force de la vie à le payer, d'autres fois, nous choisissons volontairement de payer ce prix afin de récolter le trésor (soit toutes les richesses que découvrent habituellement les gens qui vont en thérapie ou qui se font une auto-thérapie). Alors souvenez-vous, la prochaine fois que vous aurez le cafard, que vous vous sentirez dépressif, ce sera parce que vous êtes assis sur un coffre aux trésors mais que vous ne le savez pas, ou tout simplement, que vous l'avez oublié. Redressez-vous, creusez un peu ou beaucoup, et graduellement vous verrez l'or qui était enfoui en vous! http://www.acsm-ca.qc.ca/virage/adulte-couple/les-richesses-peu-connues.html Source: Par Solari Harmonia, Consultante en amélioration de la qualité de vie selon une approche de Psychologie multidimensionnelle. (10 juin 2000) www.dromadaire.com/solari/lexique1. Conception et mise à jour Alain Rioux M. Ps. Psychologue. 5/4/2009 Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus.Pour "bien comprendre" celui ou celle qui partage votre vie. Vous avez tout le mois de mai 2009 pour écouter l'émission
Cliquez sur ce lien : http://www.rsr.ch/la-1ere/les-hommes-et-les-femmes/selectedDate/2/5/2009#20090502-les-guerres-de-couple
Paul Dewandre, formateur en communication en entreprise, a rencontré John Gray l'auteur du célèbre livre Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus.
De cette rencontre est né un spectacle que Paul Dewandre donne seul en scène. Avec humour et tendresse il caricature nos petites guerres de couple . http://www.dewandre.fr/biographie.php Agenda des représentations : http://www.dewandre.fr/agenda.php 4/13/2009 Cours en vidéo (gratuit)11/2/2008 Entre corps et esprit, une science du lienEn s’intéressant de près aux interactions entre le corps et l’esprit, la science accompagne l’émergence d’un nouveau paradigme.
Nous empruntons parfois de longs détours avant d’accepter certaines évidences remplies de bon sens. Et pour cause : de vieilles croyances nous empêchent d’envisager la réalité sous un angle neuf. Aveuglés par nos réponses toutes faites, nous sommes alors incapables de nous poser de nouvelles questions et, sans nous en rendre compte, nous vivons à la lumière de dogmes bien obscures. Songeons qu’au XVIIème siècle des philosophes comme John Locke affirmaient : « la négation de la nature est la voie du bonheur ». Curieux siècle des Lumières où l’homme s’attribua la mission d’influencer, de contrôler et de dominer la nature considérée comme une ennemie. Redoutable croyance qui, trois cents ans plus tard, nous incite encore à nier cette nature dont nous sommes constitués et dont nous faisons partie. C’est pourtant grâce à cette posture « en dehors du monde » que la science occidentale a connu ses plus grands développements. Réduire la réalité à ses constituants les plus infimes a permis la description de nombreux mécanismes du vivant. Malheureusement, à force d’analyser les détails, le réductionnisme scientifique est privé de la vision globale nécessaire pour reconstituer l’ensemble du puzzle. « La vie ne réside pas dans les molécules mais dans les relations qui s’établissent entre elles », faisait remarquer Linus Pauling, lauréat des prix Nobel de chimie et de la paix. Le tissu du vivant est fait de liens. Ce sont précisément ces liens que la science du XXIème siècle va devoir étudier si elle veut rester au service de la vie. L’individu indivisible Loin des concepts cartésiens ayant abouti à la séparation du corps et de l’esprit, notre expérience quotidienne nous offre la preuve de la relation constante qui s’établit entre nos pensées, nos croyances, les émotions suscitées par celles-ci et les réactions de notre corps. Pour s’en convaincre, il suffit d’imaginer qu’au moment où vous lisez ces lignes, vous apprenez que vous avez gagné une importante somme d’argent. Dans l’instant, vous sentirez grandir en vous une immense énergie, la vie vous paraîtra merveilleuse, vous échafauderez toute une série de projets, vous serez joyeux, vous aurez envie de bouger, de courir ou de danser. Les autres vous percevrons « lumineux » et « en pleine forme ». Imaginons, au contraire, que vous apprenez le décès de votre meilleur ami. Immédiatement, vous aurez l’impression de vous videz de toutes vos forces, l’existence vous semblera absurde, vous vous sentirez confronté à un mur sombre, vous serez envahi pas une immense tristesse, vous serez prostré, fragilisé. Les autres vous trouverons « gris et terne » et, le lendemain, peut-être, vous serez cloué au lit avec une forte fièvre. Au laboratoire de neurosciences de l’université du Wisconsin, Richard Davidson et son équipe ont montré que le simple fait de visionner des images déclenchant des émotions négatives comme la peur, l’anxiété ou la colère provoque une stimulation de la partie antérieure du cerveau droit, le cortex préfrontal droit. Automatiquement, le système nerveux sympathique est stimulé. Celui-ci prépare notre « réponse au stress ». Il en résulte une augmentation de la production d’adrénaline et de cortisol par les glandes surrénales. Le corps mobilise son énergie, ses forces musculaires et ses défenses immunitaires pour réagir par la fuite ou le combat. La démonstration est faite : une pensée négative génère une émotion négative qui active le système nerveux du stress et met le corps en état d’alerte. Il existe donc une véritable continuité entre nos états psychiques et physiques. De la même manière, lorsque les images projetées par l’équipe de Davidson provoquent des émotions positives comme la joie ou l’enthousiasme, c’est le cortex préfrontal gauche qui s’active préférentiellement, entraînant une stimulation du système nerveux parasympathique. Il s’en suit un relâchement des tensions corporelles, la mise en route des mécanismes de réparation et de récupération de l’organisme, et la stimulation des défenses immunitaires, en particulier les cellules NK (natural killer), sorte de gendarmes qui circulent dans le corps en permanence à la recherche de cellules « anormales », infectées ou cancéreuses. Les dangers du stress Un fait paraît évident : la mise sous tension du corps engendrée par les pensées et les émotions négatives représente un atout pour notre survie. A condition toutefois que cette tension ne dure pas trop longtemps car, à la longue, des taux trop élevés d’adrénaline abîment le cœur et les vaisseaux sanguins, et un accroissement de la production de cortisol finit par provoquer un dérèglement du système immunitaire pouvant aboutir à l’emballement des réactions inflammatoires à l’origine de certaines maladies auto-immunes. Sans compter que la mobilisation de l’énergie en vue de la fuite ou du combat empêche toute une série de fonctionnements normaux du corps et, à terme, fragilise l’organisme, le rendant plus sensible à la maladie. Ainsi on estime que le stress chronique est impliqué dans l’apparition de 75 à 90% de toutes les pathologies. Pathologies dont on se rend compte aujourd’hui qu’elles sont pour la plupart le résultat d’un déséquilibre de l’organisme engendré par un ensemble de facteurs : prédispositions héréditaires, mauvaise alimentation, toxiques de l’environnement, divers traumatismes et certaines tensions émotionnelles. Ce qui est admis pour une maladie comme l’ulcère gastrique (causé par la présence d’une bactérie et un terrain défavorable dû au stress et à de mauvaises habitudes alimentaires en relation avec les tensions psychiques) commence à être envisagé pour de très nombreux autres troubles. Ainsi les maladies rhumatismales, les pathologies cardio-vasculaires, la fragilité face aux infections (plusieurs études montrent que le fait d’être stressé prédispose à « attraper » plus facilement un rhume ou une grippe), et même le cancer. En effet, bien que l’on ne dispose pas encore de preuves formelles d’une relation de cause à effet entre les tensions psychiques et le cancer, certaines études attirent notre attention et invitent à la prudence. Ainsi, des résultats publiés en 2004 dans la prestigieuse revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences indiquent qu’un stress chronique provoque un raccourcissement des télomères – sorte de capuchons protégeant l’extrémité des chromosomes – et, par conséquent, entraîne un vieillissement prématuré des cellules. Quand la psychologie devient positive L’impact négatif du stress sur la santé incite de plus en plus de chercheurs à s’intéresser aux bienfaits des émotions positives. Apparues plus récemment dans l’évolution, celles-ci constituent sans doute un avantage évolutif pour les animaux que nous sommes. En effet, si la peur et la colère sont indispensables pour notre survie, ces émotions négatives ne sont utiles que pour répondre à un danger réel ou prévoir certains risques à long terme. En revanche, des émotions positives comme le contentement, la joie ou l’enthousiasme permettent de se projeter dans un avenir serein et, du coup, économiser de l’énergie et préserver une meilleure santé. Plusieurs études, parfois réalisées sur des périodes de vingt à trente ans, le prouvent : les gens optimistes ont tendance à vivre plus longtemps et en meilleure santé que ceux qui se laissent envahir par le pessimisme. Apprendre à vivre dans le présent, ne pas se faire du souci inutilement pour des choses qui ne se produiront sans doute jamais, être capable de se réjouir du verre à moitié rempli au lieu de se lamenter à propos du verre à moitié vide. Ce sont les propositions du courant de la « psychologie positive », actuellement encouragée par l’American Psychological Association. Car, la capacité de raisonner du cortex préfrontal (en particulier le gauche, impliqué dans la gestion des émotions positives) permet de prendre le recul nécessaire et, du coup, d’éviter de sombrer dans le piège de l’anxiété, du stress et de l’épuisement physique. C’est tout un apprentissage. S’exercer à cette attitude positive semble provoquer de véritables remaniements du cerveau dans le sens d’une gestion émotionnelle plus équilibrée et, du coup, protège la santé psychique et physique des individus. On sait aujourd’hui que le cortex préfrontal gauche est plus récent dans l’évolution du système nerveux que le cortex préfrontal droit. Or, le développement de l’embryon, du fœtus et du bébé retrace les différentes étapes de cette évolution. Il n’est donc pas étonnant que l’enfant doive attendre la maturation, plus tardive, du cortex gauche pour acquérir la capacité de relativiser ses émotions négatives. Plus tard, devenu adulte, il développera sa réflexion, élaborera une philosophie, voire même des croyances religieuses, pour garder l’espoir face à l’adversité. Car c’est l’une des particularités de notre condition humaine, nous avons besoin d’échapper à l’absurde pour continuer à vivre. « Avoir l’espoir ne veut pas dire que nous pensons que les choses vont se produire bien, mais que les choses auront un sens », a écrit Vaclav Havel. Attribuer un sens aux évènements de notre vie paraît essentiel à notre survie. Ainsi, de nombreuses études mettent en évidence un accroissement de la qualité des défenses immunitaires en fonction des croyances positives des individus. L’humour, la propension à se réjouir et la capacité de faire confiance. Ce sont là autant d’atouts en faveur de la guérison, intervenant notamment dans cet effet étrange que l’on appel « placebo ». Une capacité d’autoguérison qui repose avant tout sur la suggestion et l’autosuggestion positive face à la maladie et à son traitement. Penser en termes d’information Longtemps niée, la possibilité d’une influence du psychisme sur la santé et la guérison n’est plus discutable. L’étude des liens psycho-neuro-endocrino-immunologiques apporte la preuve d’un continuum dans la transformation et la circulation des informations au sein de l’être humain. Pourtant, il est encore difficile de conceptualiser la réunion des dimensions matérielles (le corps, ses mécanismes physiologiques et ses réponses émotionnelles) et immatérielles (la pensées, les croyances et les émotions vécues sous la forme de sentiments). Souvent notre langage se révèle approximatif pour décrire l’ensemble de notre expérience. Ceci est particulièrement vrai lorsque, nous exprimant en français, nous opposons le corps à l’esprit, oubliant au passage de préciser ce que nous entendons par l’esprit. De ce point de vue, le vocabulaire anglo-saxon est plus précis. Une précision très appréciable lorsqu’il s’agit de traduire des concepts d’une manière scientifique. Ainsi, par exemple, il paraît intéressant de pouvoir décrire les différentes dimensions de l’expérience humaine en parlant du corps (body), des émotions (soul), des pensées et des raisonnements intellectuels (mind). Trois niveaux d’information qui du plus matériel (le corps) au plus immatériel (les pensées) s’articulent autour d’un pivot central, véritable « cœur » de l’expérience humaine : les émotions, vécues dans le corps sous la forme de réactions physiques et traduites dans la pensée sous la forme de sentiments. Les émotions : lien entre le matériel et l’immatériel, dont l’étymologie latine (e-movere) nous rappelle que celles-ci mettent le corps et la pensée en mouvement. Les émotions qui constituent l’anima, l’âme (soul) qui anime le vivant. Aborder l’indivisibilité de l’individu en termes d’information permet de suivre les chemins de l’évolution phylogénique du cerveau humain. En effet, en plus d’être constitué de deux hémisphères, notre cerveau est le résultat d’une superposition de trois étages. Le plus ancien, qualifié de reptilien, intervient dans le maintien de l’homéostasie, équilibre indispensable du corps. Le plus récent, appelé néocortex, est le siège de nos capacités de raisonnements. Et, entre les deux, le système limbique ou cerveau mammalien préside à l’élaboration de l’émotion. Ainsi à travers nos trois niveaux de conscience – physique, émotionnel, intellectuel - l’information qui nous constitue se transforme et est traduite de la réalité corporelle à l’imagination, du matériel à l’immatériel. La voie étant ouverte dans les deux sens, cette information peut aussi se métamorphoser de la pensée à l’action, de l’immatériel au matériel. Dans une perspective unitaire, nous découvrons que lorsque la circulation de l’information qui nous constitue est fluide, nous accédons à un quatrième état de la conscience : celui de l’expérience de l’esprit qui habite nos pensées, nos émotions et notre corps. Ce « souffle » qui nous traverse, le spirit anglo-saxon, le spiritus latin. Cette conscience de tout ce que nous sommes dans l’instant. C’est précisément ce que proposent certaines spiritualités, véritables « sciences de l’esprit », en recommandant la pratique de la méditation. Présent à nous-même dans l’instant, attentif à respirer en pleine conscience, nous apprenons alors à apaiser nos pensées. Automatiquement, cela rééquilibre nos émotions et détend notre corps. De récentes études montrent qu’avec le temps, la pratique méditative permet de stimuler plus facilement le cortex préfrontal gauche et, du coup, génère davantage d’émotions positives et stimule les défenses immunitaires1. Ainsi, après avoir analysé l’expérience humaine dans ses moindres détails, entre physiologie et psychologie, la science est en train de redécouvrir les liens qui permettent de remplacer les « ou » par des « et ». Notre compréhension des mystères du vivant y gagnera sans doute beaucoup.
Thierry Janssen = >> Source La maladie a-t-elle un sensCe billet fait suite à mes dernières lectures sur le site des Nouvelles clés.
Pour ceux qui sont intéressés par le sujet de la maladie
cliquez sur ce lien =>> La maladie a-t-elle un sens ? du Dr Thierry Janssen
Vous pourrez retrouver des vidéos de l'auteur de ce livre sur le site d' Oméga TV
«Docteur, dites-moi pourquoi...»
Pour Thierry Janssen, chirurgien devenu psychothérapeute, les médecins doivent prendre le temps d'écouter les malades qui cherchent un sens à leur souffrance.
Le titre de l'ouvrage va donner des boutons à plus d'un médecin. Pour quoi vouloir à toute force chercher un sens à la maladie ? Mais bien des malades s'y reconnaîtront, qui acquiesceront au diagnostic de Thierry Janssen : «Dans nos sociétés modernes, la question du sens est souvent délaissée au profit du pragmatisme scientifique [...] Réduits à l'état de corps-objets, de plus en plus de malades demandent à être soignés comme des corps sujets.»
L'auteur, naguère chirurgien, aujourd'hui psychothérapeute, a pris la mesure des questionnements dérangeants pour notre médecine moderne, aussi puissante et efficace soit-elle : «A l'époque où je pratiquais la chirurgie, je n'étais pas réellement conscient de l'importance accordée par les patients au fait de trouver un sens aux maux dont ils souffrent.» Maintenant, il ne cesse de recueillir en consultation les témoignages de cette recherche de repères, dont il nous livre quelques exemples dès le début du livre. Alors, il pronostique : «Un des rôles du soignant pourrait être d'aider le malade dans sa quête de sens.»
L'intérêt de l'ouvrage réside dans ce constat, purgé de toute naïveté. Car Thierry Janssen n'ignore pas la confusion qui peut rendre la recherche de sens délirante : «Certaines théories psychosomatiques ne sont pas sans danger.» Il dénonce ces «nouvelles médecines» - type Médecine nouvelle germanique, Metamedici- ne aux Etats-Unis - et les thérapeutes exploitant la vulnérabilité des malades qui «eux, ont envie de croire aux miracles». «Expliquer à un malade qu'il peut guérir un problème physique en se contentant de résoudre son mal-être psychologique ouvre la voie à toutes les dérives» (1).
Halte aux gourous, vive les fondamentaux de la science telle qu'elle devrait être - humilité, doute, questionnement. Seulement voilà, nos sociétés sont quelque peu gangrenées par cette «maladie du sens», estime Janssen, la maladie allant jusqu'à se muer en «voie initiatique [...], en particulier lorsque cette maladie est un cancer». Quel remède prescrire ? Le «retour au bon sens», que prône l'auteur, peut être un bon placebo, mais il faudrait aussi - ce qui est plus politique - revoir la formation même des médecins. Objectif : qu'ils reprennent conscience de «l'unité de corps et d'esprit» chez tout être humain - thème développé dans son ouvrage précédent (1). Et Janssen de donner un coup de bistouri aux chers collègues qui se disent malades, eux, de leurs cadences infernales : «La vérité est que les médecins ne prennent pas le temps d'écouter les malades» alors même que les écouter «permettrait d'éviter bien des examens, des soins et des prescriptions inutiles». Ce livre pourrait déjà avoir quelque fonction thérapeutique.
La Maladie a-t-elle un sens ? Enquête au-delà des croyances, Thierry Janssen, Fayard, 400 p., 22 Euros
Source : http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p740/articles/a384049-.html 4/4/2008 Avec l’analyse, on réalise que l’on s’est puni tout seulDOSSIER : CESSEZ DE CULPABILISER POUR RIEN ! http://psychologies.com/cfml/dossier/l_dossier.cfm?id=321 Entretien avec Philippe Grimbert : « Avec l’analyse, on réalise que l’on s’est puni tout seul » Parmi toutes les thérapies, la psychanalyse s’est particulièrement intéressée à la culpabilité. Comment l’envisage-t-elle ? Par quels processus parvient-elle à nous en libérer ? Explications de Philippe Grimbert, psychanalyste et écrivain. Pychanalyste, il a notamment publié Evitez le divan, Pas de fumée sans Freud et Chantons sous la psy (Hachette, 2001 et 2002). Egalement romancier, on lui doit La Petite Robe de Paul et Un Secret (LGF, 2004 et 2006). -------------------------------------------------------------------------------- Psychologies : Il nous arrive à tous de ressentir de la culpabilité. A quel moment gagne-t-on à consulter ?
• Philippe Grimbert : Pour répondre à cette question, il faut d’abord distinguer la culpabilité consciente de la culpabilité inconsciente. Dans le premier cas, nous identifions notre faute, ainsi que l’affect qui l’accompagne : c’est un malaise, une nébuleuse de scrupules où l’on ressasse les faits, ce que l’on aurait dû faire ou pas, et la manière dont on risque de le payer… Tout le monde connaît cela. Ce qui s’avère plus problématique, c’est lorsque notre culpabilité perd toute proportion avec les faits, au point de devenir oppressante, aliénante. On peut alors faire l’hypothèse qu’elle résonne avec une culpabilité inconsciente, et décider d’aller sur le divan y regarder de plus près.
Nos culpabilités ordinaires seraient donc parfois des « culpabilités-écrans » ? • En quelque sorte. Nous nous reprochons de ne pas être assez gentil avec untel, pas assez mince, pas assez militant… Mais ce dont nous nous sentons réellement fautif s’est joué dans le passé, le nôtre ou même celui de nos parents, et les faits ont été refoulés. Il n’en reste que des culpabilités dont l’objet s’est déplacé. Souvent, même, il n’en reste aucune autre trace qu’une angoisse incompréhensible, un sentiment diffus de honte ou d’insuffisance. Chez le névrosé "normal" – celui que nous sommes pour la plupart –, la culpabilité inconsciente se traduit fréquemment par la crainte d’une catastrophe imminente : notre bonheur ne peut pas durer, il va nous arriver une chose épouvantable, à nous ou à nos proches. Une maladie, un accident qui correspond pour l’inconscient à une punition, mais que le conscient n’identifie pas comme tel.
Le besoin de châtiment est donc un indice à prendre au sérieux ? • Oui, si tant est que nous parvenions à l’identifier comme tel. Car, par définition, nous n’avons pas conscience d’être sous l’emprise d’une culpabilité inconsciente, et encore moins d’attendre un châtiment pour une faute que nous ne savons pas avoir commise. Pourtant, ce besoin de châtiment se manifeste, par exemple par des conduites d’échec : puisque la punition ne tombe pas de l’extérieur, nous nous l’infligeons nous-même. Beaucoup d’étudiants vivent ça : ils connaissent leurs cours sur le bout des doigts mais, en situation d’examen, ils oublient tout. En sport, on appelle ça la peur de gagner : des athlètes, sur le point de franchir la ligne d’arrivée, ralentissent subitement et se laissent dépasser. Bien souvent, la décision d’entamer une psychanalyse est motivée par ce constat d’une répétition problématique – comme « Je tombe toujours sur des hommes qui ne veulent pas s’engager… » –, que l’on cesse d’attribuer à la fatalité pour se dire que l’on y est peut-être pour quelque chose.
En quoi la psychanalyse est-elle alors particulièrement indiquée ? • Elle l’est d’abord parce que la culpabilité est un concept central de la théorie freudienne. Elle s’organise autour d’un épisode fondateur : le fameux complexe d’Œdipe. Entre 3 et 5 ans environ, le petit garçon ou la petite fille désire de façon extraordinaire être l’objet unique du parent de sexe opposé – et pour quelques-uns, du même sexe. Le corollaire de ce désir incestueux est une terrible envie d’évincer le parent du même sexe, qu’il aime et jalouse à la fois. L’angoisse de castration – qui ne signifie pas littéralement couper l’organe sexuel, mais plus généralement être privé de ce que l’on convoite le plus – le conduit à renoncer à son amour interdit et à aimer ailleurs. C’est donc au moment de l’œdipe que se forme notre conscience morale – le surmoi – par intériorisation des interdits culturels et parentaux. C’est là aussi, quand les choses se passent mal, que s’enracinent les grandes névroses, ces maladies de la culpabilité.
Toutes nos culpabilités d’adulte auraient donc un lointain écho avec l’œdipe ? • Pour l’essentiel, oui, dans la mesure où c’est à ce moment-là que nous faisons l’expérience de la peur d’être puni pour notre convoitise ou notre agressivité, et l’apprentissage du bien et du mal. Mais notre sentiment d’être fautif ou méprisable peut trouver son origine dans des phases plus précoces de notre développement – le sevrage, l’apprentissage de la propreté… –, donnant ainsi lieu à des troubles alimentaires ou des constipations psychogènes par exemple. D’autres hontes remontent même avant notre naissance, à des faits commis par nos parents ou nos ancêtres. Ces culpabilités dont nous héritons engendrent chez nous des inhibitions, des échecs voire des conduites criminelles, histoire d’avoir de bonnes raisons de se sentir coupable.
La seule issue serait alors de creuser le passé, pour retrouver les racines inconscientes de notre culpabilité ? • C’est en effet l’hypothèse sur laquelle repose tout l’édifice de la psychanalyse. Freud estimait que l’un des ressorts thérapeutiques de la cure était qu’elle permettait de substituer à la répétition aveugle dont nous parlions plus tôt – toujours le même échec, la même déception… –, la remémoration de l’événement dont ce retour est la trace. Ce n’est qu’ainsi, en remontant le fil de nos souvenirs jusqu’à la scène traumatique, ou du moins au plus près du moment où nous avons commencé à prendre un faux pli, que nous pouvons commencer à comprendre de quoi et comment nous nous punissons à travers ces difficultés récurrentes. Suffit-il de savoir ce qui s’est passé ? • Pas tout à fait. Il est certain que la connaissance des faits nous libère des histoires terribles que nous nous racontons lorsque nous pressentons qu’il s’est passé quelque chose sans savoir quoi. Mais savoir ne suffit pas. Imaginons un père qui meurt accidentellement au moment où son petit garçon, en plein œdipe, nourrit envers lui des fantasmes agressifs. Ce genre de coïncidences terribles pèse très lourd dans une destinée. On peut se contenter, à la manière des thérapies comportementales, de traiter les symptômes que ce garçon devenu adulte a développés pour exprimer sa souffrance et l’occulter en même temps. Mais chassez un symptôme par la porte, il revient par la fenêtre. Tant que vous êtes face à un thérapeute qui vous donne des exercices ou vous répète qu’« il ne faut pas vous sentir coupable », vous êtes dans le registre du conscient absolu et n’apprenez rien que vous ne sachiez déjà. Il faut au contraire aller au fond de sa culpabilité, et se servir de la force de ce sentiment pour aller au bout de son sens plutôt que de le nier. Comme au judo, où l’on se sert de la force de l’adversaire pour le combattre.
Comment le dispositif de la cure permet-il ce travail ? • On sous-évalue beaucoup le pouvoir de la parole. L’introspection est une chose. Mais ce que l’on se dit soi-même tourne souvent court ou en rond. Chez l’analyste, on verbalise ces choses que l’on a gardées pour soi. Et comme pour les rêves, les formuler à voix haute, c’est déjà interpréter les rébus que produit l’inconscient. C’est pourquoi la libre association – le fait de dire tout ce qui nous passe par la tête sans tri ni censure, comme le préconise le dispositif analytique – est un outil irremplaçable. Sur le divan, on abandonne ses processus de pensée habituels : la logique, la pudeur, l’estime de soi… Il faut lâcher ces choses-là pour trouver ce que l’on ressent au plus profond de soi. S’entendre dire ce que l’on n’avait pas conscience d’éprouver provoque de véritables déclics. Et c’est seulement ainsi, grâce à la libre association et à l’écoute de l’analyste, que l’on parvient à dénouer l’écheveau des représentations inconscientes qui mènent du traumatisme au symptôme.
Peut-on « guérir » de la culpabilité ? • Je suis souvent frappé d’entendre d’anciens patients dire : « La psychanalyse m’a sauvé. » Vous avez remarqué ? Ils ne disent jamais « guéri », ils disent « sauvé ». Car la psychanalyse ne vise pas la guérison – c’est d’ailleurs le principal reproche que lui font ses détracteurs –, mais elle enseigne à faire avec nos blessures. Si bien que la guérison vient de surcroît. C’est une précision importante, parce que dans une certaine mesure, la culpabilité est incompressible. Elle est inhérente à notre condition humaine, comme le signifie, il me semble, le mythe du péché originel. On la voit même dans des cas extrêmes, lorsqu’elle est exprimée par les survivants de traumatismes absolus comme la déportation. L’idée n’est donc pas de la guérir, mais de l’accepter, d’accepter d’être faillible, de n’être qu’humain. Ce moment de la cure où l’on prend conscience d’avoir été son propre ennemi, de s’être puni tout seul, est un moment extrêmement douloureux mais fondateur. Il permet de remplacer la culpabilité par la responsabilité, et d’abandonner un fonctionnement masochiste pour une construction positive et réparatrice : s’investir dans un métier, fonder une famille, écrire un livre… Ce chemin prend du temps, mais c’est ainsi que la psychanalyse nous sauve.
Maud, 32 ans : « J’étais une petite fille heureuse dans une famille aimante. A l’adolescence, je suis devenue taciturne, progressivement envahie par une rage incompréhensible. C’est étonnant comme on peut laisser une adolescente s’abîmer dans la noirceur en attribuant son état à la “crise d’adolescence”. J’ai commencé à me faire du mal et personne ne m’a repêchée. Le haschisch, les piercings, l’anorexie… Un jour, en bout de course, j’ai été hospitalisée et ramenée à la vie grâce à la psychanalyse. Pendant ces cinq années de cure, qu’ai-je touché du doigt qui m’a libérée ? Je ne le sais pas vraiment. On dit des choses sur le divan que l’on oublie aussitôt mais qui défont des nœuds. Quels mots m’ont redonné l’appétit ? Lesquels ont fait revenir mes règles ? Mystère. Mais j’ai cessé de martyriser mon corps comme un bonsaï, j’ai cessé de me sentir coupable et de me punir d’avoir jalousé ma mère. Je ne comprends toujours pas pourquoi cette situation “ordinaire” dans la vie des autres m’a conduite, moi, en enfer. La cruauté dont j’ai fait preuve à mon égard me laisse pantoise, comme s’il existait dans un coin de mon être une créature toujours inconnue de moi-même. Mais je suis convaincue que je n’en serais pas sortie sans l’analyse. » IDEES CLES • Culpabilité consciente et inconsciente Pour la psychanalyse, ce qui active le sentiment d’être en faute s’est souvent joué dans un passé refoulé. • L’œdipe C’est l’intériorisation de l’interdit de l’inceste dans l’enfance qui fonde notre conscience morale. • Le pouvoir de la parole Par l’association libre sur le divan, nous pouvons remonter à la source de nos culpabilités. A LIRE Un secret de Philippe Grimbert. Un jeune garçon pense avoir une vie de famille paisible. Il ne se doute pas qu’il porte en lui le poids de la culpabilité de ses parents et du lourd secret qu’ils taisent. Philippe Grimbert a mis en scène les principes de la psychanalyse dans une fiction poignante (LGF, 2006). 2/10/2008 Mieux se connaître ...La communication interpersonnelle. Sous forme d'une petite série filmée de 3 épisodes de 26 minutes.
La série permet à chacun de travailler sur ses relations affectives, et d'analyser son comportement.
Elle doit rendre l'apprenant capable de :
- analyser ses propres attitudes, et mieux en comprendre les tenants et aboutissants, - analyser les situations de communication, - éviter de se laisser aller à des réactions affectives. De quoi est-il question ?
Enquête policière autour de l'agression de la factrice d'un petit village de campagne jusque-là sans problème.
Un maire respectable, un rebelle solitaire, un timide volontaire et une promotrice immobilière sont les 4 suspects, parmi lesquels l'inspecteur Transac découvrira le coupable. Quelles étapes ?
La victime n°3 : La solution
Quelques conseils
Cette série peut constituer un élément d'un parcours qualifiant ou non.
C'est aussi un outil d'approche de l'analyse transactionnelle. Comment ça se déroule ? - Le commissaire Transac explique à la jeune inspectrice Prane l'enquête qu'il a menée il y a 10 ans pour découvrir l'agresseur de la factrice.
- Des flash-backs racontant l'enquête illustrent les explications de Transac, et Prane comprend peu à peu comment on peut expliquer la communication interpersonnelle. 10/27/2007 Pourquoi nous avons besoin de mentir
9/27/2007 Intégration Neuro - Emotionnelle par les Mouvements OculairesIntégration Neuro - Emotionnelle par les Mouvements Oculaires La thérapie EMDR est une nouvelle méthode de psychothérapie qui utilise la stimulation sensorielle des deux cotés du corps, soit par le mouvement des yeux soit par des stimuli auditifs ou cutanés, pour induire une résolution rapide des symptômes liés à des événements du passé. Cette thérapie poursuit le mouvement de recherche clinique et de soins inaugurés par la psychanalyse, la thérapie cognitive comportementale, les traitements par exposition, la médecine humaniste, les thérapies systémiques et les psychothérapies brèves centrées sur la personne. La thérapie EMDR a été créée à la fin des années 80 dans la Baie de San Francisco. En moins de 10 ans, elle est devenue un des modes de traitement psychothérapeutique du PTSD (ou ESPT : État de Stress Post-Traumatique) ayant donné lieu au plus grand nombre d’études cliniques. Ses initiales viennent de son appellation anglo-saxonne : Eye-Movement Desensitization and Reprocessing, ou Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires, même si la méthode ne se limite désormais plus à l’utilisation des mouvements oculaires. Le protocole de la thérapie EMDR repose sur un ensemble de principes qui sont essentiels à une approche humaniste et intégrative de la médecine et de la santé : la confiance dans la capacité d’auto-guérison propre à chacun, l’importance de l’histoire personnelle, une approche centrée sur la personne, un pouvoir restauré, l’importance du lien corps-esprit, un bien-être et une amélioration des performances. Plusieurs études contrôlées ont démontré la remarquable efficacité de la thérapie EMDR pour la résolution les états de stress post-traumatiques (ESPT en français, PTSD dans la littérature anglo-saxonne), autant chez les victimes de traumatismes civils (viols, accidents, deuils) que chez les vétérans de la guerre du Vietnam ou les victimes de conflits dans les pays en voie de développement. De fait, à ce jour, la thérapie EMDR est une des méthodes de traitement des états de stress post-traumatiques (ESPT ou "PTSD") les mieux documentées par la littérature scientifique. Le livre qui sert de référence aux praticiens de la thérapie EMDR et à l’enseignement de la méthode s’intitule "Eye-movement Desensitization and Reprocessing : Basic principles, protocols and procedures", publié par Guilford Press (2001). Son auteur est Francine Shapiro, Ph.D. Elle est fondatrice de la thérapie EMDR, Senior Research Fellow du Menlo Park Research Institute ("L’École de Palo Alto"), et présidente de l’EMDR Institute, Californie. En juillet 2002, Francine Shapiro a reçu le prix Sigmund Freud décerné conjointement par le Congrès Mondial de Psychothérapie et la ville de Vienne. Depuis la découverte de la thérapie EMDR, les standards de son application ont fait et continuent de faire l’objet d’un grand nombre d’études scientifiques. Une liste d’articles scientifiques récents est disponible dans la rubrique "Bibliographie". Vous trouverez également des informations complémentaires sur cette méthode sur les sites mentionnés dans la rubrique « Liens » http://www.emdr-france.com/index.php3 http://www.guerir.fr/guerirautrement.html
8/4/2007 Comment pouvons nous devenir ce que l'on est?Se réaliser dans un monde d’images, ou comment pouvons nous devenir ce que l’on est ? Entrée en matière : Nous avons tous connu cet instant magique, vous savez quand - le scénario se déroule là sur l’écran devant nos yeux - est en synchronie parfaite avec le film de notre vie, ce qui se passe justement en ce moment. Et l’inconscient collectif là se sert de la fiction pour nous offrir des repères qui s’avèreront essentiels dans notre évolution que ce soit dans le domaine relationnel ou professionnel ou bien parce que nous nous interrogeons sur le sens de notre vie ? Alors la rencontre avec des œuvres qui nous marquent et qui transforment notre vie ne relève pas tout à fait du hasard. C’est un peu ce que nous dit Jean- François Vézina . Il est psychologue, il vit au Québec. Il a publié 2 ouvrages tout à fait passionnants sur le thème de la synchronicité sur laquelle Gustave Jung a tant travaillé. Le premier de ses livres s’appelle Les Hasards Nécessaires, et le second a pour titre Se réaliser dans un monde d’images, Cliquez sur les liens pour lire l'introduction de chaque livre. -------------------------- Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à écouter l'émission en cliquant =>> Ici . Elle a été enregistrée sur la RSR (Radio Suisse Romande - Attention, le lien n'est valable qu'un mois environ ) Vous pourrer aussi écouter Jean-François Vézina dans une entrevue plus ancienne sur Radio Canada en cliquant ici => http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/40510.shtml# Sources : http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/40510.shtml# 5/28/2007 Comment se debarrasser d'un vendeur par telephone
Êtes-vous fatigué de vous faire appeler chez vous par les entreprises de télémarketing?
Voici 10 façons de terroriser la personne au bout du fil... Du plaisir garanti!
1) Lorsque la personne vous demande "Vous allez bien?" répondez: "Je suis
2) Lorsque la personne dit: "Bonjour, mon nom est François de la compagnie X".
3) Lorsque la personne se nomme, (ex: "Mon nom est Julie"), écriez-vous: "Julie? Oh mon Dieu, est-ce que c'est bien toi? Ça fait tellement
4) Si une compagnie de téléphone vous appelle pour vous offrir des
5) Si une entreprise vous appelle pour vous offrir une carte de crédit ou
6) Répondez à la personne qui vous appelle que vous êtes dans un nouveau
7) Après avoir entendu ce que la personne avait à dire, demandez-la en
8) Dites à la personne que vous êtes occupé présentement, mais de lui
9) Dites à la personne: "Essaye pas, Léon, je t'ai reconnu! Elle est bonne 10) Dites à la personne de parler TRES lentement parce que vous voulez
6/5/2006 Vérités et mensonges de nos émotions
L'Express du 20/10/2005 On rit parce que les autres rient, on suit la tendance alors que l'on pense écouter sa propre voix Parée de toutes les vertus, l'émotion est à la mode, mais elle nous trompe. C'est la thèse développée par le psychiatre Serge Tisseron dans Vérités et mensonges de nos émotions (Albin Michel). Pourtant, l'émotion passe pour authentique, séduisante, salvatrice, oxygénante… Après avoir été longtemps méprisée, l'émotion est aujourd'hui survalorisée. Il y a encore trente ans, c'était un truc de filles ou d'enfants. Désormais, c'est un outil de développement personnel, comme le montre l'essor incroyable des thérapies émotionnelles. Il faut faire ce que l'on ressent et ressentir ce que l'on fait, nous dit-on. Pourquoi pas? Le problème est que les émotions qui nous assaillent ne sont pas forcément les nôtres. Nous ne sommes pas toujours tristes d'une tristesse qui vient de nous. Certaines de nos émotions ont été introduites en notre for intérieur, dès l'enfance, comme un corps étranger ou une sorte de virus informatique. Les familles recomposées sont d'excellents laboratoires, dites-vous, pour ce type d'émotions «prescrites», à leur insu, par les adultes… C'est le cas quand l'enfant reçoit l'ordre de faire bonne figure face à un beau-père ou à une belle-mère qu'il n'apprécie guère. Habitué dès son plus jeune âge à substituer l'expression de l'affection à la défiance ou à l'hostilité, il risque d'oublier ce qu'il a d'abord ressenti au point de confondre l'émotion prescrite avec la sienne. Quand on perd ce repère intérieur, on finit par se conformer à l'attitude du plus grand nombre. On rit parce que les autres rient, on suit la tendance alors que l'on pense écouter sa propre voix. Autre erreur courante: les parents qui font honte à leur progéniture à des fins éducatives. L'estime de soi de l'enfant s'amenuise et le voici prêt à adopter les repères de celui qui l'a honni. En croyant agir sur un levier efficace, les parents, en réalité, développent chez lui une zone de honte sur laquelle des partenaires mal intentionnés - pédophiles ou tyrans de toute sorte - pourront plus tard s'appuyer.
Comment différencier ces émotions prescrites de nos propres sentiments? En général, les émotions des autres nous submergent, elles se déclenchent comme un raz de marée intime. On entre dans une colère excessive ou l'on s'enfouit dans des pleurs irrépressibles. «Je suis très sensible, c'est mon caractère», dira-t-on ensuite pour justifier cette lame de fond. Mais c'est faux. Il faut accepter l'idée que nous ne sommes pas toujours maîtres de notre «maison émotionnelle». Et qu'il y a des vérités qui nous mentent. 5/16/2006 L'argent et vous ...Comment ne plus manquer d'argent L’argent et vous
L’argent se trouve trop souvent au coeur des perturbations de l’être humain. Depuis toujours, quelles que soient les époques et les formes qu’il emprunte ! Liquider ses limites pécuniaires, voici un enjeu plus accessible qu’il n’y paraît. Souhaitable qui plus est lorsque l’on sait les misères qu’engendre un relationnel perturbé et altéré à l’argent. L’argent « content », c’est bel et bien possible. Il vous suffit juste de faire des 7 attitudes suivantes une méthode de vie. À vous d’en décider mais sachez qu’euros et heureux, c’est tout aussi compatible ! À la condition cependant de respecter les consignes qui suivent : 1 – Vivre « ici et maintenant » Vivre « ici et maintenant » constitue la règle première pour ne plus souffrir de sa comptabilité. Avez-vous déjà vu un oiseau se préoccuper de ce qu’il aura dans son bec le lendemain ? Il faut arriver à ne plus focaliser sur ce que vous avez transformé insidieusement en problème. Plaie d’argent n’est pas mortelle, Dieu soit loué. Regardez déjà simplement ce que vous avez dans votre frigidaire et soyez honnête avec vous même : c’est Byzance ! 2 – Vivre sens Ecoutez dorénavant le nombre de fois dans une journée où vous et/ou votre entourage prononcez le terme « but ». Voilà un mot à remplacer immédiatement par « sens ». Bannissez tout registre qui s’apparente de près ou de loin à de la stratégie ; les phonèmes de ce nom trop utilisé à notre époque détachent, pour qui veut bien l’entendre, « raté ». L’expression « manquer son but » devient pléonasme. Pour dégager le sens de toute situation, aussi délicate soit-elle, aussi négative se montre-t-elle, il suffit d’en chercher le ressort positif. Ainsi, peut-être avez-vous été licencié(e) abusivement ? En y réfléchissant bien, cette situation ne vous a-t-elle pas ouvert une porte (affective ou sociale) plus grande ? 3 – Vivre résilient Après avoir séparé l’ivraie du bon grain, faites un premier bilan. Sans vous préoccuper de celui déplorable dressé par votre banquier. Pour cela, imaginez tout ce que vous n’avez pas dépensé aujourd’hui et que vous auriez pu acheter ! Cette prise de conscience vous donnera dès lors une plus grande confiance en vous puisque vous découvrirez que vous avez plus de limites raisonnables que vous ne le supposiez. Vous allez ainsi progressivement apprendre à ne plus pratiquer la politique de l’autruche, commençant enfin à entrevoir la réalité des choses. 4 – Vivre bien Vous êtes à découvert (voire plus…) et, comme par hasard, vous êtes invité(e) à un cocktail. La tenue, vous l’avez mais les chaussures adéquates ont quelques heures de… marche et laissent à désirer. Craquez, sans hésiter, pour cette paire qui vous nargue depuis dix jours en vitrine chez votre chausseur préféré. Renarcissisé(e), votre pouvoir de séduction en sera majoré. L’argent appelant l’argent, soyez assuré(e) que le lendemain ou dans les jours qui suivront un remboursement inattendu vous sera adressé. 5 – Vivre sain Que diantre ! Vous n’arrivez pas encore à rétablir vos finances et votre découvert vous rend insomniaque. Ce n’est pas un hasard. Ne vous arrêtez pas sur ce faux obstacle qui, paradoxalement, vous montre qu’il y a toujours des solutions. Puisque vous n’arrivez pas à dormir, faites confiance à votre intuition ; deux possibilités : soit vous allumez la télévision sans choisir au préalable le programme, soit vous ouvrez sans plus de calcul un livre ou un magazine ou un journal à portée de main. Comme c’est étonnant : vous allez avoir de quoi déjà juguler votre hémorragie financière. Vous ne trouvez rien comme indiqué. Impossible, vous butez (encore) sur quelques résistances. Cherchez bien, insistez, persévérez. Au fil des pages, vous ne trouvez toujours rien, tandis que le sommeil vous envahit doucement… Eteignez, peu à peu vous rêvez ; prenez la clef des songes, saisissez-la bien vite car, au réveil, vous aurez enfin et de toute façon votre réponse. 6 – Vivre libre L’argent, comme le langage ou l’amour, autres sphères de communication et d’échange, connaît les pièges de l’ambivalence. L’argent peut conduire à la liberté ou en prison ! À vous de choisir. La prison peut être virtuelle car si vous vous entêtez à diaboliser votre relation aux espèces sonnantes et « trébuchantes » (n’est-ce pas ?), aux cartes de crédit ou aux chèques, vous courez justement à… l’échec ! Sans argent, point de salut. Impossible de se faire plaisir, inutile de pousser les portes des boutiques, impensable de raisonner vacances. La seule possibilité de respirer, c’est de se cloîtrer à la maison. Finies les tentations, certes, mais bonjour la dépression et son cortège de camisoles chimiques. Alors, c’est décidé, l’argent n’est jamais qu’à envisager et à considérer comme une énergie qui circule grâce au « faire » (offert !). Le bénévolat, par exemple, un petit peu au début, puis un peu beaucoup une fois le système rôdé, va vous enrichir. Ne souriez pas, n’ironisez plus. L’inconscient abrite à l’intérieur de vous, de nous tous et de moimême, un juge, un arbitre, un censeur qui saura reconnaître immanquablement que vous avez su donner. C’est sûr, il vous le rendra et davantage encore… Cette ouverture sur l’extérieur abattra progressivement les herses que vous avez dressées sur votre chemin et le surmoi (dixit Freud) vous aidera à les remplacer par des opportunités au-dessus de toute attente. 7 – Vivre plein Arrêtez définitivement d’établir une savante confusion entre « plein » et « plaint ». Mon injonction pour en finir avec les problèmes d’argent : ne vous plaignez plus. De grâce. Car « ce que je redoute m’arrive », comme préviennent les Ecritures Saintes. Ressasser continuellement ses problèmes matériels conduit à les fortifier ; regardez maintenant votre intérieur. Manque-t-il vraiment quelque chose ? Tout semble en place dans cette véritable caverne d’Ali Baba : télévision, chaîne Hifi, canapés, livres, CD, DVD, salle à manger accueillante, rideaux sympathiques, jusqu’aux deux voitures dans le garage ! Ne confondez plus, non plus, plein et rien… Ainsi, et même si les infos télévisées ne sont pas très drôles, elles peuvent facilement remettre les pendules à l’heure. Beaucoup de régions du globe crient à la famine, à la guerre, à la maladie. Vous n’êtes d’ailleurs pas malade, ou êtes même complètement guéri(e) de cette pathologie lourde… Lourde, Lourdes… Cessez tout de suite de manquer de foi en vous. Vous voyez, de par ces exemples tout simples de la vie quotidienne, qu’il vous suffit de quitter l’envie, de tenir tête aux publicités trop alléchantes et de comptabiliser surtout vos acquis et vos possessions. Imaginez qu’il faille que vous déménagiez subitement pour un 30 m2, comment feriez-vous ? Bien voir, bien réaliser ce que l’on a permet de lâcher prise face à des conduites pulsionnelles névrotiques qui tendent à combler un manque qui n’existe pas. Pour que ce vide fantasmatique s’éradique, une seule attitude : appréciez ce que votre intelligence vous a permis déjà d’élaborer et de construire. Ces nouvelles attitudes, j’en suis sûre, vous parlent. Rien de très innovant dans tout cela et pourtant, allez vous me dire, vous les avez toutes essayées, vous les pratiquez même au quotidien, dans la vie de tous les jours. Je vous crois et pourtant… Il y a cependant une seule chose que vous ne faites pas, sans vous en rendre compte : vous omettez systématiquement de faire entrer dans une même journée l’ensemble de ces conseils. Observez-vous attentivement : vous les répartissez sur les sept jours de la semaine, selon un rythme inconscient symbolique et collectif. Reprenez-vous, ces 7 attitudes pour avoir (de) l’argent « content », c’est tous les jours et sans rechigner… Louise Valabrègue http://www.psychanalysemagazine.com/bien-etre/article_bien-etre_01.htm 4/9/2006 Guérir les traces du passéEn quête de l’harmonie émotionnelle au présent Ingeborg Bosch Bonomo http://www.pastrealityintegration.nl/search.asp?searchQuery=pri http://www.pastrealityintegration.nl/default.asp?contentID=9
Nous survivons tous à l’enfance grâce au refoulement et au déni de la vérité. Cela nous permet de nous convaincre à tort que nous avons eu une enfance heureuse et que, après tout, les choses n’étaient pas si mal. Malheureusement ces mécanismes qui nous ont sauvé la vie quand nous étions enfant deviennent destructeurs lorsque nous avons atteint l’âge adulte, et ils nous rendent la vie plus douloureuse et plus pénible qu’elle ne devrait l’être. L’intégration de la réalité passée se fonde sur l’hypothèse que nous avons tous eu besoin de développer une conscience divisée : une partie de notre conscience perçoit le monde avec les yeux de l’enfant que nous étions, tandis que l’autre partie le perçoit avec les yeux de l’adulte que nous sommes maintenant. En raison de cette division de notre conscience, nous percevons et vivons les choses de manière complètement différente selon la partie de notre conscience dans laquelle nous nous trouvons. Dans le présent livre, Ingeborg Bosch Bonomo propose aux lecteurs une méthode étape par étape visant à les aider à démanteler ces mécanismes de survie destructeurs et périmés, à découvrir l’ancienne douleur qu’ils masquent et à accéder à cette douleur pour enfin retrouver une conscience unifiée. Pour mieux illustrer le fonctionnement et les effets de l’intégration de la réalité passée, l’auteur présente aussi des comptes rendus personnels de clients. Ingeborg Bosch Bonomo est née en 1960. Elle a obtenu un diplôme d’études supérieures en psychologie de l’université d’Amsterdam en 1986. À la suite de sa rencontre avec Jean Jenson, dont le travail l’a inspirée, elle a élaboré de nouveaux concepts théoriques qui ont mené à la création d’une thérapie novatrice : l’intégration de la réalité passée. Format : 15 x 23 cm - ISBN : 2-7619-2008-2 EAN : 9782761921381 - Parution : octobre 2005 http://www.pastrealityintegration.nl/default.asp?contentID=9
2/9/2006 Une dame qui s'appelait Françoise Dolto
1/15/2006 Vivre avec les autres une aventure à l'intérieur de soi.Comment se connaître soi-même ?
Comment comprendre ses désirs ?
Comment intégrer ceux des autres ?
Comment entrer dans une relation d'aide mutuelle ?
Comment devenir le héros de sa propre légende ?
Pendant sept ans, l'équipe de Taovillage a recherché dans les traditions orales des cinq continents le socle commun des enseignements et des questions posées par Bouddha, Socrate, Lao-tseu, Jésus, Ibn Arabi et tous les grands questionneurs de l'Histoire.
Plus de 300 collaborateurs ont testé ces enseignements pour retrouver les règles du " Jeu des jeux " légendaire, qui nous permet de vivre mieux en levant les obstacles à notre accomplissement.
Ainsi est né le Jeu du Tao, une expérience inoubliable.
Imaginez un parcours traversant quatre mondes :
le monde de la Terre, gouverné par la question " Que cherches-tu ? " ;
le monde de l'Eau, gouverné par la question " Quelles sont tes armes ? " ;
le monde du Feu, gouverné par la question " Quelles sont tes peurs ? " ;
le monde de l'Air, gouverné par la question " Quel est ton engagement ?".
Il restait à faire de cette aventure un livre.
Le voici :
Il est interactif et, nourri des trésors d'informations et d'expériences tirés du champ " psy-spi " (de la psychologie à la spiritualité), et repose sur un postulat : chaque être humain est porteur d'une légende bien plus grande qu'il ne l'imagine, qui s'inscrit dans le Grand Jeu collectif de l'humanité.
Biographie de l'auteur Patrice Levallois a travaillé dans la production télévisuelle (il est notamment le père des Minikeums sur France 3). Patrice Van Eersel est journaliste et écrivain, rédacteur en chef du magazine Nouvelles Clés et directeur des collections " Clés " d'Albin Michel. Daniel Boublil, inventeur du Jeu du Tao, est un voyageur lettré. Sylvain Michelet est journaliste et écrivain.
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